
Après mon premier voyage en mai 2023, je me suis dite que je devais faire découvrir ce pays merveilleux à mes deux filles. J’aurais pu attendre un peu mais ma devise, c’est la vie c’est ici et maintenant…. alors go, préparation du voyage début octobre pour juillet. C’est le délai minimum que je vous conseille afin d’avoir toutes les chances d’aller dans les campings ou lodges de votre choix.
Ce sera donc un road trip entièrement féminin avec comme quatrième membre, une amie désireuse de faire la connaissance de ce pays aux paysages si variés.

Si vous voulez vous faire une idée du premier voyage dans lequel j’ai mis aussi de nombreuses infos générales, c’est ici :
Voici le programme tel qu’il a été prévu :
- Jour 1 – vol Genève Addis-Abeba Addis-Abeba Windhoek
- Jour 2 Windhoek Voigtland — Voigtland Guesthouse
- Jour 3 Voigtland Sesriem — Sossusvlei Lodge
- Jour 4 Sossusvlei — Desert Hills Lodge
- Jour 5 Sesriem Swakopmund — Cornerstone Guesthouse
- Jour 6 Sandwich Harbor — Cornerstone Guesthouse
- Jour 6 Swakopmund Erongo — Ai Aiba Rock Painting
- Jour 7 Erongo Twyfelfontein —- Twyfelfontein Adventure Camp
- Jour 8 Twyfelfontein —- Twyfelfontein Adventure Camp
- Jour 9. Twyfelfontein Grootberg —- Grootberg Lodge
- Jour 10 Grootberg Hobatere —- Hobatere Lodge
- Jour 11 Etosha —- Okaukuejo
- Jour 12 Okaukuejo Etosha —- Onguma Forest Camp
- Jour 13 Etosha —-Onguma Forest Camp
- Jour 14 Etosha Otjiwarongo —- Otjiwa Lodge
- Jour 15 Otjiwarongo. —- Okonjima Plains Camp
- Jour 16 Otjiwarongo Windhoek —- Londinigi Guesthouse
Jour 1 – vol Genève Addis-Abeba Addis-Abeba Windhoek
En ce dernier jour du mois de juin, la météo est capricieuse, plutôt orageuse, ce qui n’est pas rassurant. Notre vol devait partir le samedi soir à 22 heures en plein orage… Nous avons attendu l’embarquement les yeux rivés sur le radar météo… 21h15 … 21h30…22h00…22h30… toujours pas d’avion en vue … 23h00…23h30… minuit… toujours rien et finalement nous recevons l’annone suivante: vol annulé et reporté au lendemain à 9h pour le check-in.
Après une nuit courte due aux nombreux téléphones et mails afin de s’assurer d’obtenir 4 places sur le vol au départ d’Addis Abeba pour Windhoek … on arrive à l’aéroport à 8h45 et après des dizaines de reports… nous partons à 19h35 …soit plus de 24heures après notre arrivée à l’aéroport.
Nous atterrissons vers 2h du matin à Addis Abeba et passerons la nuit sur les fauteuils de l’aéroport, on avait rêvé différemment notre première nuit … mais ce sont les aléas du voyage.
PARCE QUE L’ON SE DIT TOUT lorsque vous partez pour un road trip en changeant de destinations chaque nuit, il est vraiment primordial de passer la première nuit dans la ville d’arrivée. Cela vous sauvera en cas de problème de bagages ou en cas d’annulation de vol.
Jour 2 Windhoek Voigtland — Voigtland Guesthouse
Enfin, nous voilà à Windhoek, tant pis pour le tour de ville et les achats en mode tranquille, nous prenons directement la route direction Voigtland après avoir changé de véhicule car l’Isuzu prévu et checker durant 30 min, avait une ceinture de sécurité coincée… donc perte de temps pour aller changer de véhicule qui celui-ci a un pneu plat… Il sera vite gonflé et en voiture Simone…
Une fois de plus malgré un mauvais départ, les planètes s’alignent et nous atteignons notre destination rapidement car elle se situe près de l’aéroport. La prise en main de note Hillux double cabine se fait facilement et la piste qui conduit au lodge nous permet de tester la conduite off road.

Et là, vous arrivez à la maison… on s’y sent tout de suite bien … l’ambiance est familiale et les animaux en font grandement partie. A cause de notre départ différé, nous ne boirons pas le thé avec les girafes qui ne sont plus là lors que nous arrivons. A savoir que ces girafes ont été introduites dans la nature à l’âge de 18 mois et qu’il n’y a pas grillage… soit elles viennent soit elles ne viennent pas. Si elles ne se sentent pas bien avec les hôtes, elles repartirons. Nous profitons de nous balader dans la propriété au grand air après 48 heures d’aéroports et d’avions, puis rejoignons le salon pour un apéro au coin du feu. Le repas fût sublime avec des plats mêlant la cuisine européenne et africaine.
Jour 3 Voigtland Sesriem — Sossusvlei Lodge
Après une excellente nuit, nous petit déjeunerons en compagnie de Sophie et Gustav ( la troisième girafe est trop peureuse et reste en arrière plan), même si en cette période de juillet il fait dans les 5-6 degrés le matin, nous avons tenu à vivre pleinement cette expérience … C’était un moment dont nous rêvions, ce n’est pas cette fraicheur matinale qui va nous arrêter. Ce que nous leur donnons, ce sont des graines d’acacia donc une friandise 100% naturelle. Malgré leur grande taille et leur langue immense, ces messieurs, dames sont très délicats lorsqu’ils prennent la graine de nos mains.







C’est avec un grand regret que nous quittons cet havre de paix, ce cocon au milieu du bush et prenons la piste car c’est une grosse journée de route qui s’annonce et nous avons déjà pris beaucoup de retard.
On file au Maerua Mall, j’avais sélectionné ce grand centre afin de trouver tout ce dont nous aurions besoin au même endroit. A la base nous avions le matin pour faire du shopping… sauf que ce ne sera pas une matinée tranquille de shopping mais un sprint pour acheter les pique-niques, eau, adaptateurs, finalement nous trouverons tout au Checkers, même la glacière, c’est donc rapidement que nous reprenons la route.
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Nous descendons direction Rehobot et tournons tout de suite après la ville sur notre droite pour faire le Spreetshooghte Pass, c’est un incontournable pour un début de voyage en Namibie. C’est la première rencontre avec l’immensité, qui vous laissera sans voix …


Un petit pique-nique au sommet de cette montagne s’impose avant la descente sur les pavés qui nous rappelle nos Alpes. On file sur Solitaire pour manger notre dessert un apfelstrudel avec de la glace vanille au milieu de vieilles carcasses de voitures. Notre horaire tardif a un avantage celui d’être quasiment seules dans cet endroit très prisé par les touristes.





Nous arrivons au Sossusvlei Lodge en fin d’après-midi, ce qui nous laisse le temps de faire qques photos du désert avant d’aller manger ce fameux buffet tant vanté sur le net.
Lorsque l’on vient de passer 48 heures de trajet et que l’on quitte un cocon familial comme Voigtland, Sossusvlei Lodge est beaucoup trop grand, trop de monde, trop grand buffet et trop froid…
PARCEQUE L’ON SE DIT TOUT on mange dehors, alors oui en été cela doit être chouette, mais là en hiver dans la nuit et avec une veste, il fait froid te on ne voit pas ce que l’on mange. On ne traîne pas, tout en comprenant que certains adorent ce genre de buffet XXL, ce n’est pas l’endroit que nous retiendrons absolument.




Jour 4 Sossusvlei — Desert Hills Lodge
Comme nous n’aimons pas forcément faire comme tout le monde, nous prenons le petit déjeuner tranquillement et partons vers 8h pour Sossusvlei, ce qui nous évite de faire la file d’attente au gate et surtout nous a permis de ne pas être trop nombreux sur le site. Les amoureux du lever de soleil étant déjà repartis.
Après avoir pris la navette, chère mais oh combien appréciée en voyant les 3 premières voitures ensablées… nous arrivons au parking et partons direction la vallée à gauche de Big Daddy d’où nous commencerons l’ascension. Si vous prenez trop à droite, vous aurez une dune à gravir avant de monter sur Big Daddy. Je vous laisse regarder les photos qui parlent d’elles mêmes .
Sossusvlei, Deadvlei, Big Daddy ….







Nous décidons de pique-niquer dans le parc afin de profiter de la vue sur les majestueuses dunes du Namib, puis nous passons payer l’entrée du parc.
PARCEQUE L’ON SE DIT TOUT si il y a du monde à la caisse, vous pouvez vous y arrêter en sortant, le contrôle se fait uniquement à la sortie.
En quelques minutes, le paysage change, le sable fait place à la pierre, le paysage est vallonné et la piste fend en ligne droite ce paysage désertique lorsque tout à coup, nous voyons sur notre gauche des petits champignons accrochés au flan de la colline, le fameux Desert Hills Lodge.




Desert Hills Lodge
Je suis tombée amoureuse de cet endroit et je ne pouvais pas ne pas y passer. Tout est incroyable, les petits chalets, le chalet principal, la déco, la piscine, la vue, la nourriture servie est excellente et présentée de manière élégante, enfin le personnel est toujours souriant avec un joli trait d’humour … bref vous aurez compris, c’est The place to be …
Jour 5 Sesriem Swakopmund — Cornerstone Guesthouse
A regret nous quittons ce coin de paradis afin de monter au Nord, où de longues plaines désertiques font petit à petit place à de longues plaines herbeuses où nous croisons des autruches et des rapaces. Premier arrêt au panneau du tropique de Capricorne pour immortaliser le passage.



J’en profite pour parler des pistes en Namibie, on lit tout et son contraire… Pour ma part, je trouve les pistes super bien entretenues, sur les pistes ¨C" surtout … vous verrez régulièrement le panneau ci-dessus qui indique des travaux sur les pistes.
Maintenant, la fameuse question de la vitesse sur les pistes? les locaux ont le droit de rouler jusqu’à 100 km/h pour les touristes c’est 80 km/h. Dès que vous avez du profil, soit une sorte de tôle ondulée à moins de 70 km/h c’est un véritable massage africain et ce n’est pas agréable. Il faut donc trouver la bonne vitesse, mais attention si vous roulez trop vite, ça glisse comme sur de la neige et les ornières tapent beaucoup. A vous de faire vos expériences, mais entre 70 et 90 km/h c’est pas mal.
On continue avec un paysage plus rocheux et traversons le canyon de Kuiseb, un arrêt photo s’impose surtout que le paysage ensuite sera de désert sans végétation, cette partie du trajet est plus monotone, nous ne croisons quasiment personne.
Puis au loin apparaissent des reliefs dans la brume, les températures chutent à l’approche de l’océan. Contrairement à l’an passé, le ciel reste bleu malgré la brume.


Nous arrivons à notre Guesthouse, très bien située et qui permet de parquer la voiture facilement et se déplacer à pied la journée et par prudence (que des filles) en taxi la nuit.
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Un pique-nique pris en exprès, c’est plus l’heure, mais les estomacs crient famine et c’est parti pour une balade en ville, des petites maisons colorées, des boutiques et toujours cette omniprésence germanique qui caractérise Swakopmund.





Nous avons demandé à notre B&B de nous réserver une table au Jetty et profitons de boire l’apéro dans un lieu magique pour les amateurs de Gin



Pour les amateurs de vins et de cocktails aussi d’ailleurs, leurs houmous sont très bons.
Départ ensuite pour aller manger sur la jetée et son fameux Jetty, sa réputation n’est plus à faire et les plats que nous avons mangés étaient tous très savoureux.
PARCEQUE L’ON SE DIT TOUT surtout il faut tester les fameuses huîtres namibiennes. Elles sont cultivées dans le courant froid du Benguela qui apporte assez de plancton et d’oxygène et permet aux huîtres de grandir vite et d’être beaucoup plus charnues que les huîtres françaises, …à déguster même pour les non amateurs.





Jour 6 Sandwich Harbor — Cornerstone Guesthouse
Déjeuner aux aurores, car nous devons nous rendre à Walvis Bay où nous avons rendez-vous avec …pour faire une excursion à Sandwich Harbour. L’an passé nous n’avions pas pu passer aux pieds des dunes … Cette année ce sera aussi bien à l’aller qu’au retour où nous aurons la joie de sentir cette impression de seuls au monde face à l’océan, quel moment magique. Nous avions sans doute le plus vieux guide de Walvis Bay mais il n’avait pas froid aux yeux et l’aventure fût totale avec lui.
De retour à la guesthouse nous consacrons le reste de l’après-midi au tri de photos, réseaux sociaux, lessive avant de se rendre au Thug le restaurant le plus prisé de Swakopmund où il est impératif de réserver.












Jour 6 Swakopmund Erongo — Ai Aiba Rock Painting
Un bon petit déjeuner et nous quittons notre pension si accueillante pour passer à la station service et aux commissions. Il nous semblait que le fameux pneu dégonflé le premier jour n’était pas en forme… effectivement après vérification une grosse vis était plantée dedans. Le monsieur de la station se propose de faire la réparation et ni une ni deux c’est fait, pneu gonflé et une facture de 7.50 Euros … et le tout en parlant de politique internationale, allant de Macron à Trump et de leur élections au pays, c’est vraiment un pays étonnant.
Nous ne tardons pas car nous allons dormir dans le massif de l’Erongo au milieu du Damaraland, une de mes région préférée. Mais nous nous accordons un petit détour par Spitzkoppe qui m’avait tant séduite l’an passé et ce fût à nouveau le cas. Ces magnifiques roches granitiques aux couleurs rouge orangés et aux formes si douces ravissent les yeux mais aussi les photographes qui immortalisent ses lignes pures.






Nous reprenons la route au milieu des collines de granit et voyons au loin le massif de l’Erongo, nous nous fions à l’application mapsme. … En Namibie, la seule carte qui donne de vrais temps de trajet est la carte tracks4Africa. Mais par moment, on branche mapsme et on profite du paysage…
Et bien ce ne fût pas notre meilleure idée car il nous a envoyé dans le bush, sur des traces qui devaient appartenir à un véhicule bien plus petit que le nôtre, on a fait du Paris-Dakar durant 30 min pour se retrouver devant une grille avec un cadenas…nous avons donc fait 30 min pour retourner sur la piste et appeler le lodge. Cela s’appelle l’expérience et à l’avenir nous regarderons tout aussi bien Mapsme que la carte.
L’arrivée au lodge Ai Aiba est incroyable comme si vous arriviez dans un oasis au milieu de désert, les animaux de compagnie sont des phacochères qui broutent le gazon bien vert du lodge.



Ce lodge est spécialisé dans les excursions et étapes du tour du massif de l’Erongo à vélo, mais le détour en vaut la peine, il est tellement dépaysant et les lodges sont vraiment décorées avec goût.
Notre petite aventure de gps a fait que nous avons juste eu le temps de nous installer que la balade du soir commençait. A savoir que cette balade est comprise dans le prix de la chambre, excepté les boissons. Nous partons avec notre guide et une de ses collègues et il nous régale avec des explications sur les plantes et les animaux qui vivent dans cette région. Les explications étaient approfondies et nous étions tous captivés par ses propos.
Puis nous sommes montés sur la colline derrière l’hôtel où nous a été servi un apéritif digne de ce nom avec en toile de fond la vallée qui s’embrase lors du coucher de soleil, un moment hors du temps qui n’existe qu’en Afrique.






La repas du soir fût délicieux avec en bruit de fond un match de l’Euro, euro qui est suivi par les membres du staff de plusieurs lodges où nous nous sommes arrêtées. la nuit fût merveilleuse dans un calme absolu comme souvent en Namibie.


Jour 7 Erongo Twyfelfontein —- Twyfelfontein Adventure Camp
Nous profitons encore un peu de ce beau lodge par un déjeuner buffet et servit sur table aussi dans un joli panier. Le petites attentions sont une religion en Namibie, ainsi que les décorations qui sont toujours faites avec des matériaux naturels et simples mais avec la justesse du détail.

Pas beaucoup de route au programme du jour, pour aller à Twyfelfontein Adventure camp, un autre incontournables pour moi.
L’an passé nous avions dormi dans les tentes premium et cette année nous avons pris les tentes standard. Au vu des températures matinales avoisinant les 5 degrés, je pense que c’est préférable de prendre un peu plus de confort, nous avons eu assez froid la nuit. Ceci dit le lodge est toujours autant beau, le personnel super sympa, on pose nos bagages et
Nous décidons d’aller voir les pétroglyphes l’après-midi même et ainsi laisser la journée de demain libre pour les éléphants du désert. J’en ai beaucoup parlé dans mon premier article donc je vous laisse vous y référer et je ne mets que quelques photos.




PARCEQUE L’ON SE DIT TOUT A ne manquer sous aucun prétexte, le coucher de soleil sur la colline derrière le lodge. Sur les hauteurs, ils ont installés un bar et des chaises avec vue sur l’horizon à 360° … quel luxe suprême … la nature, le silence, un coucher de soleil et un verre de vin blanc… le temps s’arrête, se fige et les confidences prennent le bas sur le silence, comme une envie de rester au sommet dans cette quiétude africaine.


Jour 8 Twyfelfontein —- Twyfelfontein Adventure Camp
Après une petite nuit, où le thermomètre a dû flirter avec les zéro degrés, nous nous réchauffons au soleil et avec un petit déjeuner encore une fois à la hauteur de toutes les attentes.
Puis nous prenons place dans le véhicule avec une famille allemande pour faire le Huab nature drive. Huab du nom de la rivière asséchée éphémère qui fait 300 km de la côte atlantique aux tréfonds du Namib. Il ne reste que deux endroits dans le monde où l’on peut observer des éléphants adaptés au désert au Mali et en Namibie. Ce sont les mêmes éléphants que ceux de la savane mais ils ont évolué au court des ans pour mieux s’adapter à leur environnement. Leurs pieds sont plus larges, de manière générale, ils sont plus petits mais ont des jambes plus longues, ils peuvent parcourir 70km pour trouver des points d’eau et sont capables de creuser pour atteindre les rivières souterraines.
Comme ils se déplacent énormément, les guides doivent les pister et cela peut prendre 2h comme l’an passé ou seulement 15 min comme cette année, où nous sommes tombé sur le premier petit troupeau. Ce sont des éléphants plus pacifiques que leur cousins de la savane et se laissent facilement approcher.





Notre guide décide de les laisser tranquilles et nous partons sur un plateau afin d’avoir un point de vue sur le magnifique paysage qui nous entoure. Au détour d’un mopane tree, nous tombons sur deux girafes, malgré qu’elles soient un peu farouches nous pouvons descendre du véhicule et les photographier en restant à une distance qui ne les effraie pas.




Le Damaraland crée en 1970 sur les terres des damaras a pour langue officielle le nama; il fût rattaché à la Namibie en 1989 et reste comme une des plus belles régions de Namibie. Certainement grâce à sa géologie unique, des lits de rivières asséchés en argile blanche, aux coulées de basalte noire, les montagnes granitiques grises ou plateaux de granit rouge.



Jour 9. Twyfelfontein Grootberg —- Grootberg Lodge
Vu mon envie de rester cette année un peu plus longtemps dans le Damaraland, nous avons décidé de monter au Grootberg et de dormir sur le plateau.
Je vais vous expliquer en deux mots comment et pourquoi le Grootberg lodge fait partie du Khoadi-//Hoas Conservancy. Avant l’indépendance du pays de 1990, les habitants n’avaient pas d’interaction avec la faune et la flore de leur belle région. Pour eux, les animaux sauvages étaient surtout des nuisibles pour leur bétail et leurs cultures.
Au milieu des années 90, le gouvernement a créé une réserve naturelle sur leurs terres en leur eh. —- Grootberg Lodge donnant les droits de l’exploiter. Evidemment que les différentes périodes de colonisations allemande ou sud africaine a influencé leur manière de cultiver et de gérer le bétail. Depuis ces réserves accueillent les amoureux de la nature. Les ornithologues ont de quoi étudier une grande variété d’oiseaux dont une bonne partie endémique au pays. Plus de la moitié des scorpions, 25% des reptiles, 30% des serpents, et plus de 40% des lézards présents dans la région sont également endémiques.
Mais je vous rassure, nous n’avons vu aucune de ces bébêtes qui ont dû se cacher lors de notre balade à pied dans la réserve.
Le Gondwanaland, ce super continent fut séparé il y a environ 120 millions d’années par de nombreuses éruptions volcaniques qui ont laissé des traînées de basalte noir sur les roches. Ces roches filtrent l’eau et rendent les sols arides et difficilement cultivables. Ce qui laisse la place aux animaux sauvages qui se sont multipliés depuis la création de la réserve: on peut y voir l’ éléphant du désert, le rhinocéros noir, la girafe et le zèbre, élan, koudou, gemsbok, impala à face noire, springbok, céphalophe, steenbok, klipspringer, phacochère, autruche et babouin. Ainsi que les prédateurs suivants: lion, léopard, guépard, chacal, hyène tachetée et brune.
Au Nord ouest du conservancy, vous trouverez des zones moins arides où les agriculteurs cultivent et élèvent le bétail , chèvres, moutons et vaches, grâce aux forages qui leur apportent de l’eau. Le tourisme et la chasse aux trophées apportent de la nourriture et de l’argent à la communauté, qui a bâti des écoles et créé une soupe populaire pour les personnes âgées.
Le Grootberg lodge est le premier lodge qui appartient entièrement à une communauté locale, il a été bâti avec des fonds de l’Union européenne qui ont aussi financé un camping. Ce lodge et camping offrent des emplois et des formations aux membres de la communauté. En 2008, le ministère de l’environnement et du tourisme a donné la concession d’Hobatere à la communauté.

Pour plus d’info sur l’organisation de la communauté, je vous laisse lire cette brochure :
Cliquer pour accéder à Brochure%20Khoadi%20Hoas.pdf
Notre petite balade, nous aura permis de voir ce magnifique paysage et d’approcher de tout près un troupeau de Springbok en restant assises de longues minutes et en les laissant nous approcher.






Jour 10 Grootberg Hobatere —- Hobatere Lodge
Nous reprenons la navette pour descendre de Grootberg et retrouvons notre 4×4 pour monter encore plus au Nord à Hobatere. Il n’y a pas beaucoup de route, nous arrivons donc assez tôt à Hobatere Lodge, la réserve est belle et le lodge aussi mais il manque peut-être un peu d’entretien. Ne voulant pas larver devant la piscine néanmoins très jolie, nous décidons de faire le Game drive de l’après-midi. Le garçon à la réception nous avait dit que le jour d’avant il y avait des lions proche du lodge, nous voilà alléchées…
Proche du grand arbre vers le lodge, nous voyons une famille de babouins, les mêmes qui buvaient au trou d’eau de notre lodge… bon ok sympa, mais encore ? un chacal à chabraque au loin … d’accord … et c’est tout !! Nous avons fait 3heures de voiture dans la concession et nous n’aurons vu aucun animal. alors oui, cela arrive et c’est le jeu, ma pauvre Lucette… sauf qu’en discutant plus tard avec une famille qui est passée qques jours après et bien même scénario 3h de balade sans aucun animal. Donc soit ils renomment leur activité balade au coucher de soleil, soit ils arrêtent tout simplement de la proposer. Voilà, ce sera le seul et unique point noir de nos vacances ( sans compter le vol annulé ).
Après ce safari un peu raté, nous sommes allées manger et une fois de plus, dès que le soleil se couche il fait super froid. D’après ce que j’ai lu , cette année plus particulièrement car le vent habituel en août était en avance cette année.





Jour 11 Etosha —- Okaukuejo
Nous y voilà, après un petit déjeuner avalé en vitesse car il faisait plutôt froid ce matin, nous sommes devant la Galton Gate, l’entrée Ouest du parc !! Un passage vers le garde pour l’enregistrement et nous apprenons que la caissière s’est absentée , je leur propose de payer le parc à Okaukuejo vu que nous y logeons, proposition acceptée.
PARCEQUE L’ON SE DI TOUT comme à Sossusvlei, le paiement de la journée est vérifié à la sortie et vous pouvez le payer dans n’importe quel lodge NWR. Mais attention si vous entrez à 8h l’entrée est valable jusqu‘au lendemain 8h !!
L ‘an passé, nous n’avons pas fait cette portion de parc et les avis lus ici et là n’encouragent pas à s’y rendre… portion du parc monotone, pas beaucoup d’animaux …
Alors, voici mon avis… très peu de monde, 1 er point positif, végétation différente du reste du parc 2ème point positif et un nombre incalculables d’herbivores 3ème point positifs … Dès les premiers mètres, nous nous arrêtons à proximité de deux girafes qui se laissent aisément photographier. Puis c’est le festival des herbivores à chaque trou d’eau, des dizaines de sprinkboks, des zèbres à foison, des oryx majestueux, des bubales avec leur joli pelage orangé, des autruches en troupeau, plusieurs familles de Kudus, des dizaines de gnous.








Etosha est le parc national le plus réputé de Namibie certainement dû à son grand lac salé appelé le pan.

Nous pique-niquerons dans la voiture et explorons les trous d’eau au hasard. Une fois de plus c’est de la loterie, certains sont asséchés et il n’y a personne et d’autres sont le lieu de rendez-vous des zèbres et autres herbivores.
Nous avons trop de trous d’eau à choix… nous choisissons Teespoed et voici notre premier troupeau d’éléphants, seuls au monde avec eux .








Avant d’aller dormir à Okaukuejo, nous tentons une visite à Okondela, l’an dernier, j’y avais vu une famille de lions. Mais ce jour là, nous ne les trouverons pas. Par contre, une majestueuse girafe passe devant la voiture, elle se déplace gentiment puis s’ arrête, nous regarde, puis repart, quel joli moment.



Fin d’après-midi, nous arrivons à Okaukuejo. **PARCEQUE L’ON SE DIT TOUT ** il faut juste un minimum d’organisation, si vous êtes deux à parler anglais, le premier fait la file d’attente pour payer le parc et le deuxième fait le Check in , autrement vous allez perdre beaucoup de temps. Surtout que le personnel n’est pas sympathique, on sent que ce sont des fonctionnaires et même si vous arrivez avec le sourire , ce n’est pas garanti d’en obtenir un en retour.
Comme déjà dit l’an passé et c’est aussi l’avis de nombreux Internautes, les loges NWR ne sont pas le top du top, mais leurs trous sont de véritables spectacles à la tombée de la nuit.


Jour 12 Okaukuejo Etosha —- Onguma Forest Camp
Un petit déjeuner pris en vitesse dans froid matinal et nous partons à la recherche des animaux. Nous rencontrons nos premiers impalas, un guide nous avait dit l’an passé que les impalas sont de la nourriture à guépard, allons- nous en voir ?



Que ces trous d’eau sont magnifiques et souvent remplis de diverses espèces d’ animaux, nous croisons un kori bastard ou outarde kori sûrement que son ou sa compagne n’est pas loin, ces oiseaux vivent en couple monogame et sont un des plus gros oiseaux volants.




Un petit pique-nique à Halali et nous repartons direction Goas, qui est un trou d’eau prometteur. A quelques mètres du waterhole, nous voyons 3-4 voitures, en safari, c’est bon signe. Il suffit de regarder où les objectifs se dirigent… et bien, ce sera en haut d’un arbre…





Nous repartons direction Lindquist Gate, nous faisons un stop à un trou d’eau où un vieil éléphant profite seul. Il y a Lui et Nous…
On se trouve chanceuses, puis tout à coup, un coup d’œil au loin… un troupeau entier fait son apparition… malgré leur poids et le nombre, ils se déplacent en silence. Nous sommes seules avec eux, quel bonheur ….







Après quelques minutes une autre voiture vient nous rejoindre, quel moment incroyable.
Un petit détour par le Dik-Dik drive, réputé pour ses léopards, nous ne verrons qu’un petit dik dik, la plus petite antilope d’Afrique. Nous laissons Etosha afin d’entrer dans la réserve privée de Onguma . Nous logeons au Forest Camp. Après une quinzaine de km où nous croisons des kudus et des springboks, nous découvrons ce joyau au milieu de la forêt !!!


Onguma Forest Camp





Les petites lodges sont vraiment extra, après avoir posé nos affaire, nos allons manger face aux trous d’eau. Le repas est succulent et le personnel est tellement gentil.
Jour 13 Etosha —-Onguma Forest Camp
La nuit fut parfaite, lors de notre arrivée au lit , une bouillotte et une petite histoire nous attendaient dans le lit. Celle du caméléon:
Le message du caméléon était que lorsque les humains mourraient, ils renaîtraient ; le message du lézard était que la mort serait permanente. Parce que le caméléon était si lent, le lézard est arrivé le premier avec son message. Lorsque le caméléon arriva enfin, il était trop tard : les gens avaient accepté le message du lézard et la permanence de la mort était établie. Lorsqu’une personne meurt en Namibie, on dit que c’est de la faute du caméléon !!
Nous voilà en route pour un nouveau safari, dès le premier trou d’eau nous rencontrons une meute de hyènes tachetées. Un lion a du leur laisser les restes de son festin.





Aujourd’hui,nous aurons moins de chance , les trous d’eau choisis sont vides ou très éloignés de la piste qui en plus est en mauvais état.
PARCEQUE L’ON SE DIT TOUT ne pas se fier au plan fourni sur le site officiel d’Etosha concernant les places de pique- nique ou toilettes … certaines sont fermées et d’autres n’existent pas…. C’est vite fait de perdre 2 h pour rien. Visez les lodges NWR, c’est plus sur .
Néanmoins, nous ferons des rencontres sympas avec de nombreux herbivores. Lors d’un arrêt à un trou d’eau nous contemplons un petit groupe de zèbres quand tout d’un coup des dizaines et des dizaines de zèbres se rassemblent devant nos yeux ébahis !!





Nous pique niquerons à Namutoni et décidons de refaire le dik dik drive en passant par Klein Namutoni, qui est à chaque fois bien peuplé . Après 3 minutes, face à quels herbivores et pour la troisième fois , un immense troupeau d’éléphants arrivent au galop pour une baignade … à nouveau, nous sommes seules … quel nouveau bonheur !!

















Heureusement que les éléphants ont sauvé notre journée, c’est ça les safaris en autonomie , rien n’est garanti !!
Après une bonne douche , nous nous rendons autour du feu pour un petit cocktail, nous ferons la connaissance d’une famille anglaise et d’un couple belge , flamant. Nous discutons tous ensemble de nos voyages respectifs, chouette moment . Pendant ce temps, toute l’équipe d’Onguma nous prépare une surprise … le repas sera sous forme de buffet dans un boma au milieu de la forêt !!

Jour 14 Etosha Otjiwarongo —- Otjiwa Lodge
Encore , un bon petit déjeuner certainement le meilleur du voyage et départ pour Otjiwarongo, nous n’aurons pas beaucoup de toute et tant mieux car nous avons pris rendez-vous …. Otjiwa lodge se situe dans une des plus anciennes réserves privées de Namibie . Ce lodge est tout simplement fabuleux . La décoration est incroyable , dans chaque recoins le détails attirent l’œil .







On va tranquillement pique-niquer dans notre magnifique petit chalet et passer un moment à la piscine où nous sommes entourées de plusieurs kudus, les femelles sont plus familières et se balade entre les clients.

J’avais lu qu’il y avait la possibilité d’aller à la traque aux rhinocéros blancs à pied… Nous partons les 4 avec un guide à la recherche de traces fraîches …. Après une bonne heure, nous descendons du véhicule et à quelques mètres de nous une maman et son petit …. Quel moment, des frissons nous parcourent tellement ce moment est suspendu dans le temps, quelle sensation indescriptible ….







Nous n’avons plus envie de rentrer … cette expérience est unique et à faire absolument !! Le repas du soir sera très bon et dans une ambiance musicale créée par l’équipe de serveuses qui se changent et assurent le spectacle !!
Jour 15 Otjiwarongo. —- Okonjima Plains Camp
Nous n’avons que 30 km à faire, donc pour une fois nous prenons notre temps et petit – déjeunons tranquillement surtout que le buffet n’est pas loin de rivaliser avec celui d’Onguma . Puis filons à Okonjima, arrivées à la gate, le jeune homme ne trouve pas notre nom et m’annonce que nous avons été upgradées au bush camp …. Première fois de ma vie que cela arrive et là, on est dans un autre level ….










Nous avons fait la totale soit traque aux léopards en fin d’après – midi . À près de nombreuses explications sur le léopard et son côté territorial nous commençons la traque avec un émetteur / récepteur et cherchons Magi un des 13 léopard ayant un collier sur les 23 que compte la réserve . Rapidement nous captons le signal assez fort mais nous sommes dans le lit de rivière et Magi dans le bush avoisinant donc impossible de la voir. Nous tentons de faire le tour, puis revenons et nous la voyons furtivement passer devant la voiture .

Un autre guide averti le notre que le mâle Maenzi est proche du gate, nous y allons et là nous le voyons …. Quelle sensation de se retrouver à moins de 2m d’un léopard , nous poussons le plaisir à boire l’apéro devant lui !!






C’est avec des images de Maenzi que nous allons manger, comme presque tout le long de notre voyage, nous mangeons un succulent repas et pensons avec nostalgie à la fin de notre voyage !!
Jour 16 Otjiwarongo Windhoek —- Londinigi Guesthouse
On part à 8h avec note guide direction la fondation Africat qui vient en aide aux félins principalement aux léopards !! On fait un détour dans l’enclos des guépards , la Namibie a décidé que les grands enclos avec des félins seront désormais interdits. Les félins blessés ou orphelins seront dorénavant réintroduits dans des réserves privées !! Ces 5 guépards seront les derniers, ce sont 4 frères et sœurs dont la maman a été tiré et un mâle qui était chez un homme riche avec son frère . À savoir que c’est interdit en Namibie de détenir des animaux sauvages . Les guépards ont des estomacs très fragiles et les deux frères ont eu beaucoup de souci donc ils ont été emmenés chez le vétérinaire qui à dénoncé le détenteur et a réussi à sauvé un seul mâle qui a été accueil par la fratrie. Sur les photos, le petit rescapé qui a 12ans maintenant est le plus noir !!








Ensuite, nous descendons sur Windhoek , un petit passage au Namibie Craft Center pour acheter les souvenirs, comme les très bonnes épices à braii.
Home
Nous filons au Guesthouse pour un moment de calme avant un très bon repas made in South Africa !! Puis retour à la maison !!
